6 puertas en Lucre

Le sol de l´atelier, de terre battue, n´est pas vraiment « balayable ».

Chaque petit bout que tu laisses échapper, restera sur le sol jusqu´a temps que tu t´abaisses pour le ramasser. Ton espace de travail, ton sol, ne tolère que le bois.

Tu ne peux pas « travailler comme un cochon », pour etre poli, et aspirer après. Il n´y a pas.

La différence d´atmosphère est palpable entre l´ordre du Lundi matin et le chaos poussiéreux du Vendredi soir.

Cette augmentation d´entropie, avant de mal la voir, peut être vu comme jouissive car : ca va vite. Mais pas longtemps…

Pour parler de maitrise, parlons d´Edgar.

Personnage humilde, sensible, capo, autentico…

Edgar m´a appris dans un monde de montants, de pieds et de traverses, a multiplier. Pas de problèmes a parler des 48 pieds de chaises, il y a 12 chaises…

Ce style de production suppose des sessions de 1 a 2h par machine, par tache. Je trouvais ca long et redondant au début mais j´ai fini par comprendre : ce n´est pas la même charge mentale de faire 7 fois la même opération, que de faire 7 opérations différentes une seule fois…

Ce qui peut être vu comme une tache répétitive et mécanique, peut aussi être vu comme méditation ou « tache en conscience ».

Tous les bois font la même épaisseur, tous les « descogote » la même profondeur… C´est allégeant…

Le travail, pour intense qu´il soit, n´augmente pas tant que ça l´entropie, le désordre.

L´activité ne crée pas autant de chaleur.

L´atmosphère ne se réchauffe pas autant.

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